DE MEILLEURES PERSPECTIVES

SOCHAUX (de notre envoyé spécial). — L'escalade se poursuit sans défaillance. Servis par la réussite la semaine passée face à Lille, les Angevins ne doivent qu'à leur esprit de corps, à leur sang-froid, à leur circulation du ballon intelligente d'avoir obtenu un point qui vaut de l'or dans les circonstances actuelles.

Cela comporte bien sûr des sacrifices individuels. Ainsi, Boskovic ne se lança guère dans les contre-offensives, qu'il affectionne et où il excelle parfois. Couvreur, il assura le service de sécurité, bien aidé par Brucato, pas très loin de son meilleur niveau et par Cassan, qui stupéfia les observateurs par sa maîtrise technique, sa vitesse d'exécution et sa combativité.

DES OCCASIONS DE BUTS

Toutes ces appréciations flatteuses feront d'autant plus regretter la manière par laquelle Sochaux ouvrit la marque. Les Doubistes subissant les initiatives angevines lancèrent leur première offensive véritable alors que l'on approchait de la vingtième minute de jeu. Soler adressa de l'aile droite un centre plongeant qui ne semblait pas pouvoir échapper au grand Janin. Son erreur d'appréciation fut fatale, Benoit, embusqué, marquant d'une reprise de la tête. Par rapport aux sollicitations dont Rust fut l'objet, jusque là, cette situation frisait l'injustice. Une tête de Barthélémy (6e), un coup-franc de Boskovic (12e), une montée offensive de Cassan (14e), deux ouvertures d'Amersek et de Ferri à destination de Lech (18e et 27e) prouvent l'activité des Angevins aux abords de la zone de vérité.

Ferri, très en vue, crut bien être à l'origine de l'égalisation lorsqu'il s'enfonça dans la défense en relais avec Amersek pour adresser un centre à revers détourné par Courbis, vers ses propres buts. Rust pris à contre-pied, vit avec soulagement le ballon sortir en corner (33e).

BARTHELEMY, AU COURS DE LA MELEE

Sochaux ne réagissait que par contre-attaques déclenchées par le trio Djadoui-Benoit-Ivezic, très actif et très mobile jusqu'à l'heure de jeu. Janin sentit pourtant des frissons sur un centre-tir de Guttierez (25e) et surtout sur une accélération de Soler et d'Ivezic (34e), puis sur deux nouvelles actions personnelles du Yougoslave (48e et 59e). Ce fut tout ! Déjà privé de son solide capitaine Seles, Sochaux dut évacuer Courbis, victime d'une torsion du genou et malgré les efforts de Djadaoui, Angers mena les opérations tambour battant au cours de la dernière demi-heure.

L'égalisation ne tarda pas. B. Lech en plaçant un coup-franc au ras du mur sochalien, vit le crâne de Poscade tenir la balle hors de portée de Rust (63e).

Justice immanente. Soixante secondes plus tôt, l'arrière gauche de Sochaux avait bousculé sans vergogne Barthélémy prêt à réceptionner un centre lobé de Lech, à six mètres des buts. M. Didier ne siffla pas. Aussi, fut-il prompt à compenser son erreur. A la lutte avec Pfertzel, Lech se déséquilibra à vingt mètres de la cage de Rust et bénéficia d'un coup-franc.

La victoire était donc a portée... Barthélémy résistant à deux véritables agressions, put transmettre la balle à Amersek, démarqué. Avec un temps de retard, l'arbitre pénalisa la défense (75e). Cassan provoque une telle pagaille sur le coup-franc qui suivit et Dufour suppléa énergiquement son gardien (76e). Un tel contexte laissait prévoir l'écroulement de l'équipe locale. Il faillit se produire aussitôt au terme de la plus belle action de la soirée. Une nouvelle fois, Vacan [Cassan, ndlr] transperça le réseau franc-comtois pour servir Gonfalone, qui calcula avec précision son centre. Barthélémy d'une magnifique tête plongeante, brisa la trajectoire du ballon qui effleura le poteau (77e). Conscient de son absence de réussite, le S.C.O. s'arrangea alors pour préserver un point précieux.

Michel BIHAN.

LES EQUIPES

Sochaux. — Rust, Dufour, Courbis (puis Pfertzel 50e), Wassnner, Posca - Djadaoui, Benoit, Ivezic - Soler, Pintenat, Guitteriez (13e : Ibanez).

Angers. — Janin - Cassan, Brulez, Boskovic, Brucato - Edwige, Ferri, Lech - Amersek, Barthélémy, Gonfalone (12e : Helot, 13e : Baudry).


SOCHAUX - ANGERS (1-1). — A quelques minutes de la fin, Barthélémy, entre Pfertzel et Djadaoui, d'une reprise de la tête, faillit donner l'avantage au S.C.O., le ballon passant au ras du poteau.


Article Ouest-France. Fiche technique France Football. Scans cris72.