LE MATCH DE L'ANNEE

25e journée
Dimanche 28 mars 1976 à Sète. Stade Georges-Bayrou.
FC SETE – SCO ANGERS: 4-0 (3-0)
Arbitre: Besory. Spectateurs: 2.658. Recette 32.236 Fr.
Buts: 1-0 Etienne Edwige (18e), 2-0 Michel Granier (40e sp), 3-0 Kassoyan (44e), 4-0 Kassoyan (62e).

FC Sète: Cerrato – Bonnier, Combettes, Georges Green, Calabuig – Michel Granier, Etienne Edwige, Milosavljevic – David, Kassoyan, Pellecuer. Douzième: Jean-Louis Green. Entraîneur: Slobodan Milošavljevic.

SCO Angers : Griffoni – Citron, Ferri, Brulez, Damjanovic – Boskovic, Eric Edwige, Cassan – Bernard Lech, Guillon, Berdoll. Entraîneur: Velibor Vasovic.

Avec Milo Superman, onze dauphins survoltés ont humilié le leader: «Les Dauphins face au leader ont joué un match extraordinaire qui a soulevé les applaudissements unanimes du public (pourtant le plus difficile de France). L'entraîneur Milo était au centre de toutes les discussions, mais cette fois pour mettre en évidence l'exhibition admirable qu'il fit tout au long de la rencontre. Précis sur ses longues ouvertures, facile dans son marquage sur Bernard Lech qu'il mit complètement sous l'eteignoir, il sut s'engager dans les contre-attaques avec efficacité. Il serait injuste d’oublier les autres Sétois. Edwige surclassa son cousin, pourtant joueur réputé de division I.

Personne ne pouvait reconnaître les Dauphins qui se firent battre par Gueugnon. Tous ont mérité de figurer au tableau d'honneur à la gloire du club. Cerrato plus bondissant que jamais ne laissa aucune balle aux attaquants angevins. Combettes, Granier et Bonnier ont accompli un sans-faute en muselant la ligne d'attaque angevine. Mais, il faut souligner le match réalisé par Georges Green qui n'était pas à la noce face à Berdoll et qui sortit à son avantage de son duel singulier avec l'ex avant-centre de l'équipe de France. Calabuig fit une rentrée sobre, efficace et contra Guillon facilement. Manquant de compétition, il assura une défense parfaite et sans faute.

Devant, Kassoyan fut mélé aux quatre buts et il en réalisa deux. A ses côtés Pellecuer, avec toujours cet excès de personnalité imputable à sa classe, eut merité de marquer un but. En véritable feu-follet, il enerva l'impassible yougoslave (Damjanovic) chargé de le marquer. Plus astreignante fut la tâche de David jouant en faux ailier plus milieu qu'attaquant.

Une belle victoire pour cette formation vert et blanc qui a eu le panache de réaliser son meilleur match face au leader incontesté du groupe.

Et comme disaient beaucoup: «Monsieur Milo nous a donné une équipe jouant au football aussi bien que les meilleurs». L'hommage est d'autant plus sensible qu'il vient de ceux qui ne le portaient pas dans leur cœur, sans vraiment d'ailleurs savoir exactement pourquoi.

Mais ainsi va la vie du football dans notre ville.» (F. Aparici)

Merci au Midi libre pour l'article et à bukovi pour le texte ci-dessus.